Apprendre le mentalisme – Les multiples facettes du mentalisme – partie 2/2 –

LES VERITABLES SECRETS DES MENTALISTES…

La science et les mentalistes

De nombreux organismes militaires, des laboratoires et des universités – surtout américains, israéliens, russes et japonais – font appel aux mentalistes afin d’étudier et de modéliser les capacités mentales hors du commun de certains individus. Si les résultats de ces études ont jusqu’à présent été principalement utilisés à des fins militaires ou commerciales, depuis quelques années s’amorce une prise de conscience de la nécessité d’ouvrir ces connaissances au public. D’autant que les progrès technologiques croissants en neuro-imaging donnent aujourd’hui à la médecine et aux scientifiques les moyens d’étudier « de l’intérieur » les processus cérébraux de sujets en méditation, de chamans, de mentalistes, de guérisseurs, de patients en état de mort clinique…

Enfin, les communautés scientifiques recourent régulièrement à des mentalistes afin d’établir des protocoles expérimentaux sécurisés, et de surveiller le déroulement d’expériences cliniques et scientifiques sérieuses sur les perceptions extrasensorielles.

Lutte contre les sectes

Face au développement des sectes, escroqueries, doctrines farfelues et pseudo-mages, certains laboratoires, tribunaux, associations ou particuliers peuvent faire appel à un mentaliste pour expertiser des phénomènes ou des pratiques.

Il démasquera par exemple un soi-disant « voyant » peu scrupuleux trichant au cours de ses consultations afin d’épater dès le départ un client et lui soutirer des sommes rondelettes ; un prétendu « mage » ou « marabout » usant de subterfuges divers au cours de ses séances ; ou bien un gourou utilisant des techniques de manipulation mentale.

Les mentalistes établissent alors, dans le cadre de plaintes ou d’enquêtes, des rapports précis sur la réalité de l’expérience étudiée. Ils sont aujourd’hui pratiquement les seuls à maîtriser un éventail de connaissances – pratiques, techniques, historiques, ésotériques, illusionnistes et scientifiques – suffisant pour véritablement expertiser ces phénomènes.

L’expertise d’une consultation ou d’un acte présenté comme théurgique ou goétique est un travail ingrat, relativement frustrant. Le mentaliste peut en effet avoir l’assurance qu’une personne triche, mais s’il pense la personne sincère, il ne peut jamais être certain de la réalité de ce qu’il observe, l’éventuel trucage ayant pu lui échapper. Le seul rôle du mentaliste consiste alors à affirmer s’il a repéré un subterfuge ou non.

De plus, il y a tricherie et tricherie ! Certains « trucs » sont évidents et totalement condamnables. Comme en Italie où, il y a une douzaine d’années, des séances de « channeling » étaient honteusement truquées. Les manifestations dites « spirites » étaient le fruit d’une machinerie complexe déclenchée électroniquement. L’ordre du Temple solaire est un autre exemple de l’utilisation de ce type de subterfuges.

En revanche, certaines consultations sont nettement plus difficiles à évaluer. Où s’arrête la psychologie et où commence la perception extrasensorielle ? Dans quelles proportions peut-on considérer comme acceptable la quantité de psychologie employée pour rassurer le consulté, et parfois aussi le consultant lui-même ? De toute façon, lorsque la tricherie matérielle est démontrée ou le pot aux roses découvert, les choses se règlent en général à l’amiable – à la condition que le commanditaire de l’expertise soit un particulier – entre les parties.

Aujourd’hui, ce sont les diverses sectes qui remportent le trophée des arnaques. Les interventions du mentaliste portent en général sur des groupements prétendument initiatiques qui usent ou abusent de trucages divers et grossiers. Produire des manifestations spectaculaires apparemment extrasensorielles peut être quelque chose de très convaincant. Aussi, dans un souci de rentabilité, certains « cercles », à l’origine honnêtes dans leurs recherches, se voient détournés de leurs objectifs. Des dirigeants prêts à tout pour trouver de nouveaux membres et renforcer leur emprise sur les adeptes ont recours à des subterfuges d’illusionnistes. Dans ce genre de situation, l’étude d’un mentaliste peut être commanditée par les associations de protection de l’individu.

Certains mentalistes particulièrement discrets se sont aussi spécialisés dans l’« exit conselling». Il s’agit de pratiques délicates visant à déconditionner, souvent contre leur gré (à la demande de la famille ou de proches), des adeptes de groupements sectaires. Pour ce faire, le mentaliste s’enferme avec la personne plusieurs jours afin de la déprogrammer des croyances et dogmes de la secte. Au-delà de la nature particulièrement éprouvante de telles missions, l’éthique soulève des questions fondamentales sur la liberté de croyances et le libre arbitre de chacun.

Une variante moins connue de cette activité consiste à « ramener » des hauts cadres en poste à l’étranger, maraboutés et « grigrités » à l’aide de psychotropes, d’addiction sexuelle et d’hypnose, par des sorciers locaux. Abandonnant femme et enfants en métropole, ils refusent de rentrer en fin de mission. Ils sont capables de dépérir et de se laisser mourir s’ils sont rapatriés de force. Ces interventions commanditées par la direction de grandes entreprises, en général des exploitations pétrolières ou minières m’ont valu pendant une dizaine d’années de fréquents voyages dans différents pays d’Afrique subsaharienne.

En illustration, une page de photos extraite du livre > A handbook for testing Extra-Sensory Perception < C.E. STuart & J.G Pratt – 1931. (Collection privée P de Clermont)
Ce livre est le premier à décrire les expériences de parapsychologie expérimentale menées par J. B. Rhine dès 1925 à l’Université de Duke (Caroline du Nord- USA). J.B. Rhine est aussi le premier à avoir apporté des preuves expérimentales de la télépathie et ce malgrès quelques erreurs – de sécurité – dans le protocole. Il a aussi compris, en avant-gardiste l’intérêt d’étudier les PES statistiquement sur un très grand nombre de sujets. Cette approche s’opposait à cette époque au consensus voulant que seuls quelques sujets particulièrement doués soient longuement testés. Par ces études, il montra entre autre que tout le monde a des Perceptions Extra-Sensorielles, et qu’il ne s’agit pas d’un don particulier mais de capacités naturelles à retrouver puis entraîner.

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